Comment s’adapter au temps capricieux

 

Ce printemps 2021 est un modèle dans le genre anomalies : avril trop chaud puis glacé, mai avec 29 % du temps sous menace d'averses et en déficit de 1,3°C, des coups de vents puissants, témoins des chocs d'un anticyclone et d'une dépression, nature, jardins et jardiniers doivent s'adapter.

 

Le temps des purins

 Pour faire aux pathologie consécutives à ces sautes d'humeur météorologiques, il est temps de préparer des purins. 

Celui d'ortie est à la fois fertilisant, insecticide et fongicide. Pour 5 litres de purin, couper et hacher 500 g de feuilles et de tiges d'orties sans graine, les mettre dans seau plastique plein d'eau de pluie ou de source sous couvercle. Brasser le mélange régulièrement pour suivre la fermentation sur 5 à 15 jours. Diluer 10 fois le purin avant de pulvériser les plants (action insecticide et fongicide) ou d'arroser les pieds (action fertilisante renfort de la santé des plants dans leur propre lutte contre les pathologies).

La consoude et la prêle peuvent s'associer à l'ortie pour faire ce purin. Des concentrés de purin d'ortie sont en vente dans les magasins spécialisés.

Le temps des limaces et escargots

L'humidité et les jeunes pousses tendres les rendent voraces. Avec les pluies, les cercles des cendres, des marcs de café, de sciure sont inefficaces comme les paillis de chanvre. Leur mettre des havres de repos, carton, pot en terre, chiffon, tuile où on peut les collecter dans la journée après leurs forfaits nocturnes pour les relâcher en forêt. Favoriser la présence de crapauds, hérissons, carabes, drilles par la biodiversité sachant que les limaces et escargots sont nécessaires dans la décomposition des matières organiques à rassembler dans un coin frais du jardin où ils pourront se repaître en oubliant les semis et feuilles tendres.

Le temps des visites des jardins

Du 4 au 6 juin, c’est la 18e édition des « Rendez-vous aux jardins » sur le thème « la transmission des savoirs ». Charance à Gap, le Jardin de Brantes à Sorgues, de Salagon à Mane, de l’Abbaye de Valsaintes et tant d’autres ouvrent leurs portillons pour des balades en pays de fleurs, de verdure et de savoir-faire.

 

Brigitte TEMPESTINI

Le Dauphiné Libéré

Dimanche 23 mai 2021

 

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